samedi 8 novembre 2008

UNE THEORIE QUI DEPRECIE LA FEMME

Le soutien soi-disant scientifique que le darwinisme social fournit au racisme, au fascisme et à l’impérialisme, ainsi qu’au communisme est un sujet familier qui a fait couler beaucoup d’encre. Il est tout de même moins connu du grand public que de nombreux darwinistes, Darwin y compris, étaient persuadés que les femmes étaient biologiquement et mentalement inférieures aux hommes. La différence mentale entre les genres était d’une telle dimension selon les évolutionnistes qu’ils les divisèrent en espèces physiques distinctes : les hommes étaient des Homo frontalis et les femmes des Homo parietalis.137
Darwin décrivait les femmes comme une espèce inférieure parce que sa vision du monde était basée sur la sélection naturelle. De ce point de vue irrationnel, les hommes sont proportionnellement plus aptes que les femmes à lutter en guerre, à trouver une compagne, à obtenir de la nourriture et des vêtements, alors que les femmes restaient à distance de telles activités. D’après cette déduction insensée, la sélection naturelle opère une influence plus forte sur les hommes, afin qu’ils atteignent une position supérieure dans toutes les sphères et qu’ils évoluent davantage que les femmes. Comme le montreront les pages suivantes, Darwin proposa ces idées sans les preuves scientifiques mais en s’inspirant uniquement des idées préconçues évolutionnistes.
De nombreux chercheurs ont révélé que les théories de Darwin sur la sélection naturelle encourageaient la discrimination sexuelle. Le professeur d’histoire et de philosophie, Evelleen Richards, conclut que les opinions de Darwin sur la nature des femmes nourrissaient sa théorie évolutionniste, “perpétuant ainsi plusieurs générations de sexisme [soi-disant] scientifique”.138 L’écrivain scientifique évolutionniste Elaine Morgan affirme qu’en utilisant plusieurs branches de la science telles que la biologie ou l’ethnologie, Darwin encouragea les hommes à penser que les femmes étaient “manifestement inférieures et irréversiblement subordonnées".139
Comme le soulignait le scientifique évolutionniste John R. Durant, les deux principales conséquences de la théorie de l’évolution sont le racisme et la discrimination sexuelle :
Darwin appuyait son cas sur un mélange judicieux d’arguments zoomorphiques et anthropomorphiques. Les sauvages dont on disait qu’ils possédaient des cerveaux plus petits et des membres plus préhensibles que les races supérieures et dont les vies étaient dominées plus par l’instinct que la raison… étaient placés en position intermédiaire entre la nature et l’homme ; et Darwin étendait ce placement par analogie non seulement aux enfants et aux idiots congénitaux mais aussi aux femmes, dont les pouvoirs d’intuition, de perception rapide et peut-être d’imitation étaient “caractéristiques des races inférieures et par conséquent d’un état passé et inférieur de civilisation”.140
Les erreurs commises par Darwin auxquelles fait référence Durant apparaissent dans La filiation de l’homme :
Il est généralement admis que chez la femme les capacités d’intuition, de perception rapide, et peut-être d’imitation, sont plus fortement marquées que chez l’homme ; mais quelques-unes, au moins, de ces facultés sont caractéristiques des races inférieures, et donc d’un état passé et inférieur de civilisation.141
Si l’on se penche sur les opinions générales de Darwin à propos des femmes et du mariage, on peut voir clairement qu’il considérait les femmes comme des citoyens de seconde classe. Cette opinion se reflète d’ailleurs dans sa théorie de l’évolution. Voilà comment il décrivait l’utilité du mariage :
… des enfants – compagne constante (amie dans la vieillesse) qui fera preuve d’intérêt, objet à aimer et avec laquelle jouer – en tout cas mieux que le chien – la maison et quelqu’un pour prendre soin de la maison – les charmes de la musique et les babillages de femmes. Ces choses sont bonnes pour la santé.142
En résumé, Darwin considérait le mariage souhaitable parce que “l’amitié d’une femme est meilleure que celle d’un chien”. Ses déclarations à propos du mariage ne faisaient nullement référence à des concepts d’amitié, d’affection, d’amour, de dévouement, de fidélité, d’intimité, de sincérité ou de confiance entre deux personnes passant leurs vies ensemble. A propos du mariage, Darwin disait plutôt :
Une perte de temps, on ne peut pas lire le soir, engraissement et oisiveté, anxiété et responsabilité, moins d’argent pour les livres, etc. Si les enfants sont nombreux, on est forcé de gagner son pain et peut-être que ma femme n’aimera pas Londres ; alors la sentence est le bannissement et la dégradation avec une imbécile oisive indolente.143
Ces déclarations excessives sont parfaitement naturelles venant de la bouche de celui qui ne voyait aucune différence entre les êtres humains et les animaux et qui pensait que les femmes et les enfants en particulier étaient plus proches des animaux. Celui qui pense que sa femme et ses enfants appartiennent à des espèces inférieures aura peu d’affection pour eux, fera peu de sacrifices pour eux et ne leur témoignera aucun intérêt aussi longtemps que c’est dans son intérêt de ne pas le faire. En fait, les idées de Darwin montrent une fois de plus qu’il n’y a pas de place pour l’amour humain, l’intimité et l’amitié dans la morale darwinienne.
Darwin prétendait que les hommes étaient supérieurs aux femmes :
La distinction principale dans les capacités intellectuelles des deux sexes est montrée par le fait que l’homme atteint un sommet plus élevé, quoi qu’il entreprenne, que ne peut faire la femme – que cela requière pensée, raison ou imagination profondes, ou simplement l’usage des sens et des mains. Si l’on faisait deux listes des hommes et des femmes les plus éminents en poésie, en peinture, en sculpture, en musique… en histoire, en science et en philosophie… les deux listes ne supporteraient pas la comparaison. Nous pouvons aussi déduire, d’après la loi de la déviation par rapport aux moyennes, si bien illustrée par M. Galton dans son ouvrage Hereditary Genius, que si les hommes sont capables d’une prééminence certaine sur les femmes sur de nombreux sujets, la moyenne de la capacité mentale chez l’homme doit nécessairement être supérieure à celle de la femme.144
Bien sûr Darwin n’avait aucune preuve scientifique de ce qu’il avançait, mais cela n’empêcha pas ses préjugés sur les femmes de se répandre rapidement auprès de ses contemporains scientifiques.
Le matérialiste Carl Vogt, professeur d’histoire naturelle à l’Université de Genève, accepta toutes les conclusions tirées par Darwin, sans les soumettre à la moindre analyse scientifique et il déclara que “l’enfant blanc, la femelle blanche et le sénile blanc” avaient toutes les dispositions intellectuelles et personnalités du “nègre adulte”.145 Vogt alla plus loin en affirmant qu’ils étaient plus proches des animaux que des hommes. Selon Vogt, une femme était un “homme rabougri” dont le développement avait été obstrué parce que son évolution s’était arrêtée prématurément.146 Vogt conclut même que l’écart entre les hommes et les femmes augmentait avec le progrès de la civilisation et qu’il était plus creusé chez les sociétés avancées européennes.147 Darwin, grandement influencé par les divagations de Vogt, se sentait honoré de le compter parmi ses partisans les plus importants.148
A plusieurs reprises au cours de l’histoire, des efforts fructueux tentèrent de garder les femmes en arrière plan, à cause de l’ignorance et du retard de ces sociétés en question. Il y a cependant une chose qui découle directement de l’influence de la culture établie. Il n’est absolument pas question de retard biologique comme veulent nous le faire croire Darwin et ses disciples, puisque Dieu créa l’homme et la femme égaux. Dire des hommes qu’ils sont supérieurs pour traiter les femmes comme des citoyens de seconde classe constitue une attitude primitive pratiquée dans des sociétés où les valeurs morales religieuses ne sont pas appliquées à la vie. De nos jours, à opportunités égales, d’innombrables femmes ont réussi prouvant qu’elles sont tout autant intelligentes et capables que les hommes.

La discrimination des genres basée sur les mesures du crâne
Afin de démontrer que les femmes étaient “inférieures”, certains scientifiques évolutionnistes cherchèrent à prouver qu’elles avaient des capacités cérébrales réduites. D’aucuns eurent recours à des méthodes aussi humiliantes et illogiques que la mesure du crâne. Ils imaginaient que plus le cerveau était gros, plus le niveau d’intelligence était développé (ce que nous savons aujourd’hui être totalement faux). Ils comparèrent les crânes et déclarèrent que les femmes étaient inférieures. Ce fut l’une des techniques dont il était question dans le livre de Darwin :
A mesure que les diverses facultés mentales, graduellement, se développaient, le cerveau a dû à peu près certainement devenir plus grand… que la grande taille du cerveau chez l’homme, relativement à son corps, en comparaison avec ce qu’elle est chez le gorille ou l’orang, ne soit en étroit rapport avec ses capacités mentales supérieures…
La croyance qu’il existe chez l’homme quelque étroite relation entre la taille du cerveau et le développement des facultés intellectuelles est étayée par la comparaison des crânes des races sauvages et civilisées, des peuples anciens et modernes, et par l’analogie de toute la série des vertébrés.149
D’après le discours de Darwin, les études sur les mesures de crâne et les volumes du cerveau (dans les conditions scientifiques primitives de son époque) devaient fournir les données étayant la théorie de l’évolution. Or, les résultats scientifiques s’avérèrent totalement contraires à ses prédictions. Les mesures de différents crânes et volumes crâniens ne fournirent aucune information à même de soutenir la théorie de l’évolution. Il est effectivement reconnu aujourd’hui que de telles mesures ne permettent des comparaisons valides.
Le scientifique Paul Broca s’imaginait prouver l’infériorité des femmes en utilisant la craniologie (la science de la mesure du crâne). Considéré comme l’un des fondateurs de l’anthropologie physique, il fut parmi ceux qui employèrent et défendirent des méthodes aussi primitives que la mesure des crânes de groupes d’hommes et d’y attacher de la valeur.150 A la lumière de ces mesures censément scientifiques, Broca exposa sa logique distordue :
En général, le cerveau est plus gros chez les adultes matures que chez les adultes plus âgés, chez l’homme que chez la femme, chez les hommes éminents que chez les talents médiocres, chez les races supérieures que chez les races inférieures… A égalité sur d’autres choses, il existe une remarquable relation entre le développement de l’intelligence et le volume du cerveau.151
Broca était particulièrement intéressé par les différences crâniennes entre les hommes et les femmes. Avec ses préjugés, il analysa les mesures des crânes qu’il rassembla et aboutit à la conclusion que les femmes étaient intellectuellement inférieures.152 Broca défendit également que la différence de taille de cerveau entre les hommes et les femmes augmentaient. Pourtant, il ne disposait pas de la moindre preuve pour confirmer ce point. Il recourra alors à une hypothèse tout autant non-scientifique : la différence croissante était “le résultat des pressions évolutionnaires différant sur les hommes dominants et les femmes passives.”153
Aujourd’hui, les évolutionnistes eux-mêmes reconnaissent que les conclusions de Broca étaient sans valeur scientifique. Gould fit le commentaire suivant :
… Ils [Les faits de Broca] étaient rassemblés de manière sélective et ensuite manipulés inconsciemment au service de conclusions prédéfinies.154
Autrement dit, Broca avait “inconsciemment” interprété les données obtenues de manière préconçue, à la lumière de la théorie de l’évolution.
Gustave Le Bon, l’un des fondateurs de la psychologie sociale, faisait également partie de ces évolutionnistes qui utilisèrent les mesures crâniennes et qui virent dans la femme un être inférieur. Le Bon affirma en effet :
Chez les races les plus intelligentes… il y a un grand nombre de femmes dont les cerveaux sont plus proches en taille de ceux des gorilles que de ceux des hommes les plus développés. Cette infériorité est si évidente que personne ne peut la contester pour le moment, seul son degré est digne d’être discuté. (…) Les femmes représentent les formes les plus inférieures d’évolution humaine et (…) sont plus proches des enfants et des sauvages que d’un homme adulte civilisé. Elles excellent dans l’inconstance, l’absence de pensée et de logique et l’incapacité de raisonner. Sans doute existe-t-il des femmes distinguées (…) mais elles sont aussi exceptionnelles que la naissance, par exemple, d’un gorille monstrueux à deux têtes ; par conséquent, nous pouvons les négliger entièrement. 155
Comme pour tant d’autres déclarations, les darwinistes étaient totalement dans l’erreur à propos des femmes. Contrairement à ce qu’imaginent les évolutionnistes, le mode de pensée tendre, compatissant et attentionné ne signifie nullement qu’elles sont arriérées, mais qu’elles leur sont en réalité supérieures. Pour les évolutionnistes programmés à voir l’homme comme une espèce animale, ces caractéristiques peuvent être synonymes de retard, alors que ces attributs contribuent de manière essentielle à améliorer la qualité de vie. Les caractéristiques humaines, que les évolutionnistes refusent d’admettre, permettent d’accomplir des progrès dans de nombreuses sphères, y compris l’art, la littérature et la technologie.

La science réfute une fois de plus le darwinisme
La classification des races et des genres selon les mesures de crânes a été totalement infirmée par la science, dans la mesure où les tailles du crâne et du cerveau n’ont rien à voir avec l’intelligence ni les capacités mentales.
La nature même prouve qu’il n’y aucune relation claire entre la taille du cerveau et l’intelligence. Les éléphants et les baleines ont des cerveaux bien plus gros que ceux des hommes. Par ailleurs, la capacité crânienne des hommes d’aujourd’hui varie entre 700cc et 2200cc.156 Pourtant ces différences n’établissent pas des niveaux d’intelligence différents entre les hommes.
Au-delà des mesures crâniennes, la science génétique a également révélé que les déclarations de Darwin à propos des différences entre les hommes et les femmes n’étaient pas correctes. Selon les lois de l’hérédité, un homme transmet dans ses gènes la progéniture mâle et femelle. Si l’homme possédait des caractéristiques biologiquement supérieures, comme le prétendait Darwin, alors sa fille aurait reçu les mêmes traits supérieurs. Or, Darwin et ses contemporains en savaient si peu sur la génétique que Darwin alla jusqu’à suggérer que “les caractéristiques d’une espèce acquises par sélection sexuelle étaient habituellement limitées à un seul sexe”.157 Il déclara par ailleurs que les qualités supérieures de génie, les pouvoirs supérieurs d’imagination et de raisonnement étaient “transmis plus parfaitement à la progéniture mâle que femelle”.158

Selon la morale coranique, les hommes et les femmes
sont égaux et la supériorité est définie par la moralité
En termes de valeurs morales coraniques, il n’existe pas de différence entre l’homme et la femme. Dieu imposa des responsabilités égales aux deux et les tient tous deux responsables des mêmes affaires. Etre un homme ou une femme ne rend pas la personne supérieure aux yeux de Dieu, mais ce sont plutôt la crainte, l’amour profond, la dévotion et les valeurs morales adéquates qui entrent en ligne de compte. Dans un verset, notre Seigneur nous révèle qu’indépendamment du genre, ceux qui font preuve du meilleur comportement recevront la meilleure récompense pour leurs valeurs morales :

Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes œuvres, tout en étant croyant... les voilà ceux qui entreront au paradis. On ne leur fera aucune injustice, fût-ce d'un creux de noyau de datte. (Sourate an-Nisa, 124)

Dieu détermina les qualités que tout croyant se doit de posséder :

Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la prière, acquittent l’aumône et obéissent à Dieu et à Son messager. Voilà ceux auxquels Dieu fera miséricorde, car Dieu est puissant et sage. (Sourate at-Tawbah, 71)

Tous les hommes ont, par conséquent, la même responsabilité. Les hommes et les femmes qui les assument, qui se tournent uniquement vers Dieu et ont la foi, recevront une bonne nouvelle :

Leur Seigneur les a alors exaucés : “En vérité, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme…” (Sourate al-Imran, 195)

Les caractéristiques mentales utilisées comme critères par les darwinistes sont les capacités accordées par Dieu, indépendamment du genre. Dans un verset, Dieu révèle :

O vous qui croyez ! Si vous craignez Dieu, Il vous accordera la faculté de discerner… (Sourate al-Anam, 29)
Le jugement et par conséquent l’intelligence ne se développent pas avec le genre mais avec la crainte de Dieu.
Tous ceux, hommes ou femmes, qui agissent selon le raisonnement octroyé par Dieu, peuvent atteindre le succès dans de nombreux domaines et acquérir des caractéristiques supérieures. Le vrai croyant cherche, toutefois avant tout, à gagner la clémence de Dieu, Sa compassion et Son paradis.

Le darwinisme et la chute morale
La dégénérescence morale croît constamment. Les comportements auparavant réprouvés, méprisés, interdits et condamnés gagnent graduellement l’acceptation, voire l’intérêt et tendent à être largement adoptés. C’est là un point dont beaucoup sont inconscients. Les modes de vie et les comportements perçus récemment encore comme immoraux sont désormais permis au nom de “la différence de choix”. Les perversions telles que l’homosexualité sont acceptées. Les agressions et les vols se développent, les fraudes augmentent, les époux peuvent aisément se tromper et finir par vivre avec ces trahisons, le nombre de divorces augmente, la consommation de drogues et d’alcool s’accroît, certains peuvent commettre des meurtres sans scrupules, le taux de criminalité explose, les hommes manquent de respect les uns envers les autres, les commérages se répandent. Il ne s’agit là que de quelques-unes de voies de dégénérescence morale manifestes. Cette situation particulièrement dominante dans les pays occidentaux démontre à quel point cette dégradation est dangereuse.
Ces maux tiennent leur origine dans l’erreur dans la réponse à la question de savoir pourquoi l’homme existe. La vérité est que les hommes existent pour connaître Dieu, leur Créateur. Dans le verset, “ N'est-ce point par l'évocation de Dieu que se tranquillisent les cœurs ?” (Sourate ar-Raad, 28), Dieu révèle qu’il n’y a qu’une source de paix alors que certains la recherchent aux mauvais endroits. Le style de vie religieux commandé par Dieu apportera à l’homme la paix et le bonheur dans le monde.
L’ignorance de ce fait mène à la dégénérescence morale, au malheur, au désespoir et à la dépression.
L’une des causes principales de cette corruption morale se situe dans l’idéologie darwiniste définissant l’homme non pas comme le serviteur de Dieu mais comme un animal égoïste né du hasard. Il ne faut donc pas s’attendre à ce qu’il ait des lois et des valeurs morales différentes de celles d’un animal. La vie est une lutte, les êtres humains doivent être totalement impitoyables, se battant bec et ongles les uns contre les autres.
Cela correspond à un mépris total des valeurs morales. Dans son livre Defeating Darwinism (Battre le darwinisme), le professeur Phillip E. Johnson de l’Université de Californie, Berkeley, écrit sur les effets négatifs apparus dans la société depuis les années 60 avec l’affaiblissement des croyances religieuses et la domination d’une vision du monde matérialiste :
Il serait approximativement précis de dire que les années 60 marquèrent la seconde Déclaration Américaine de l’Indépendance vis-à-vis de Dieu. On peut s’attendre à des conséquences morales et légales de grande portée suite à une telle déclaration, et ce fut bien le cas.159
Le biologiste moléculaire Michael Denton affirme qu’il est impossible d’analyser les troubles ayant laissé leurs marques au 20ème siècle sans prendre en compte le darwinisme :
Notre siècle serait incompréhensible sans la révolution darwinienne. Les courants sociaux et politiques qui ont balayé le monde au cours des quatre-vingts dernières années auraient été impossibles sans sa sanction intellectuelle. Alors qu’au siècle précédent, c’est le succès croissant des idées laïques qui ouvrit la voie à l’acceptation du concept d’évolution, n’est-il pas ironique de penser qu’aujourd’hui c’est, peut-être, la vision darwinienne de la nature qui est avant tout responsable de l’agnosticisme et du scepticisme de notre temps ; ce qui fut autrefois une déduction du matérialisme est devenu son fondement.160
A ce stade, il serait approprié d’examiner les idées darwinistes qui préparèrent les fondements de cet effondrement moral et de cette dégénérescence.

Le darwinisme constitue le fondement de l’athéisme
L’une des raisons pour lesquelles les cercles matérialistes soutiennent le darwinisme avec une intense détermination vient de son aspect athée.
L’athéisme existe depuis des temps très reculés, mais avec le darwinisme, les athées s’imaginaient avoir enfin trouvé la réponse au problème de l’origine de la vie, auquel ils avaient été incapables de répondre pendant des siècles. Ils considéraient que l’ordre naturel et l’équilibre étaient nés d’une série de coïncidences et que l’univers n’avait pas d’objectif. Cependant, chacune de ces hypothèses s’effondra face aux progrès scientifiques, politiques et sociaux. Les découvertes et les analyses dans de nombreuses disciplines telles que l’astronomie, la biologie, la psychologie et l’éthique sociale renversèrent totalement les thèses de l’évolution et les hypothèses de l’athéisme.
De nombreux évolutionnistes et matérialistes admettent que le darwinisme conduit inévitablement à l’athéisme. Thomas Huxley était le premier à l’affirmer ouvertement, déclarant que lorsque la théorie de l’évolution fera l’unanimité, il serait impossible de croire à la religion.
William Provine, professeur d’histoire à l’Université Cornell et évolutionniste, juge que la vision du monde de quelqu’un qui croit à la théorie de l’évolution est en complet désaccord avec la religion.161
Charles Smith, ancien président de l’American Association for the Advancement of Atheism (Association américaine pour le progrès de l’athéisme), reconnaît également que “l’évolution c’est l’athéisme”.162
Phillip Johnson décrit l’importance de la théorie de l’évolution pour les tendances athées et intellectuelles incompatibles avec les valeurs morales religieuses :
… Le triomphe du darwinisme impliquait la [négation de l’existence] de Dieu et la préparation au remplacement de la religion biblique par une nouvelle foi basée sur le naturalisme évolutionniste. Cette nouvelle croyance allait devenir la base non seulement de la science mais aussi du gouvernement, du droit et de la moralité. Elle allait être la philosophie de la modernité établie.163
Comme l’affirme Johnson, de nombreux scientifiques dotés d’une foi aveugle dans le darwinisme et le matérialisme avaient pour objectif d’utiliser la science comme un moyen de rejeter Dieu. Mais le fait est que la science est l’un des moyens les plus efficaces de prouver l’existence de Dieu. Les vingt dernières années témoignent de la hausse rapide du nombre de scientifiques défendant le fait de la création. Toute nouvelle étude et toute nouvelle information montrent qu’un équilibre excessivement sensible et parfait règne dans l’univers entier, révélant par là l’œuvre d’une intelligence supérieure appartenant à Dieu Tout-Puissant, exalté soit-Il et riche au-delà de tout besoin.
Michael Denton affirme que le darwinisme apporte l’athéisme dans son sillage, causant de grands dommages à la vision que l’humanité a d’elle-même:
La vision nouvelle et révolutionnaire [et en même temps illogique et non-scientifique] du monde [de Darwin] (...) impliquait que toute la diversité de la vie sur terre aurait résulté d’un processus naturel et aléatoire et non, comme on le croyait auparavant, d’un acte créateur de Dieu. Eliminant l’intervention divine de tout processus naturel, cette thèse capitale devait jouer un rôle décisif dans la laïcisation de la société occidentale. … Si l’impact de la théorie darwinienne a été si fondamental, c’est parce qu’elle a brisé le lien entre Dieu et l’homme, lâché à la dérive dans un cosmos sans projet. Aucune autre révolution des temps modernes… n’a aussi profondément affecté la vision que l’homme avait de lui-même et de sa place dans l’univers.164
La perte ou l’affaiblissement de la foi en Dieu conduit à l’effondrement spirituel d’une société. Les hommes qui ne craignent pas Dieu et qui nient trouver la vie éternelle après la mort ainsi que la récompense (le paradis ou l’enfer) pour leurs actes peuvent être excessivement non fiables, agressifs, impitoyables, égocentriques et capables de comportements criminels dangereux. Celui qui ne craint pas Dieu ne connaît pas de limites. Aussi longtemps qu’il s’estime au-dessus des lois, il peut commettre toutes sortes d’actes immoraux et causer le chaos, tromper les autres et faire du mal.
En revanche, l’amour et la crainte de Dieu assurent aux hommes une vie conforme aux valeurs morales et un comportement agréé de Dieu. Cela permet à une société de progresser et de se renforcer. Sinon, les conflits, les guerres, les cruautés et l’injustice ne s’arrêteront jamais.
Dieu enjoint la bonté, la justice, l’honnêteté et l’ordre. Dans le Coran, Il révéla :

Et aux Madyan, leur frère Chuaïb : “O mon peuple, dit-il, adorez Dieu. Pour vous, pas d'autre divinité que Lui. Une preuve vous est venue de votre Seigneur. Donnez donc la pleine mesure et le poids et ne donnez pas aux gens moins que ce qui leur est dû. Et ne commettez pas la corruption sur la terre après sa réforme. Ce sera mieux pour vous si vous êtes croyants.” (Sourat al-Araf, 85)

Et ne vous placez pas sur tout chemin, menaçant, empêchant du sentier de Dieu celui qui croit en Lui et cherchant à rendre ce sentier tortueux. Rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux et qu'Il vous a multipliés en grand nombre. Et regardez ce qui est advenu aux fauteurs de désordre. (Sourate al-Araf, 86)

Le darwinisme défend le mensonge selon
lequel l’homme n’a ni limites ni buts
Le discours suivant de l’évolutionniste George Gaylord Simpson est un résumé clair de l’opinion totalement erronée du darwinisme à propos de l’humanité :
L’homme est seul dans l’univers, unique produit d’un processus long, inconscient, impersonnel et matériel avec un raisonnement et des potentialités uniques. Il ne les doit à personne d’autre qu’à lui-même, et c’est envers lui-même qu’il est responsable.165
Cette déclaration représente l’un des mensonges classiques du darwinisme et l’une des causes principales de l’effondrement sociétal. Les darwinistes, incapables de fournir la moindre preuve scientifique à propos du fait que l’homme serait né tout seul, cherchent néanmoins à préserver ce mensonge pour des raisons idéologiques. Selon eux, l’existence des êtres humains n’a aucune raison prédéterminée ; autrement dit l’homme serait une entité inutile qui mourra un jour et disparaîtra. Pourtant la vérité est autre. Dieu créa l’homme du néant. Derrière cette création, il existe un objectif défini révélé dans le Coran. Dieu créa les hommes pour Le servir. Tout être humain restera sur terre le temps alloué par sa destinée, après quoi, c’est-à-dire après sa mort, il sera ressuscité. Le jour du jugement, tous les hommes seront appelés à rendre compte de leurs actions dans ce monde. Le fait que les évolutionnistes essaient de leur mieux d’oublier ce fait et de pousser les autres à le nier, ne change rien. Aussi longtemps qu’ils persisteront à nier Dieu et le jour du jugement et à définir l’homme comme une entité dépourvue d’objectif, alors le jour du jugement viendra où ils regretteront amèrement. Notre Seigneur en fait la révélation dans le Coran :

Si tu les voyais, quand ils seront placés devant le feu. Ils diront alors : “Hélas ! Si nous pouvions être renvoyés, nous ne traiterions plus de mensonges les versets de notre Seigneur et nous serions du nombre des croyants.” (Sourate al-Anam, 27)

Suggérer que la vie n’a pas d’objectif mène les hommes à ressentir un sentiment de vide et de dépression terrible. Ceux qui croient à ce mensonge estiment que la vie est insignifiante et inutile, ce qui débouche sur un effondrement spirituel. Les déclarations irrationnelles et illogiques de Richard Dawkins, l’un des partisans les plus convaincus de la théorie de l’évolution sont typiques de la vision matérialiste. Dawkins prétend que les êtres humains sont tous de simples “machines à gènes” et que la raison de leur existence se limite à la transmission de ces gènes aux générations suivantes. Selon lui, il n’y a pas d’autre sens à l’univers. L’homme et l’univers sont deux produits de la coïncidence et du chaos. Cette croyance causera désespoir et malheur, puisque rien n’a de sens pour celui qui croit qu’au moment de la mort, il cessera simplement d’exister. L’amitié, l’amour et les bonnes œuvres ne procurent aucune joie à celui qui imagine qu’il ne recevra aucune rétribution et qu’il disparaîtra à jamais.
Ce tissu de mensonges laisse croire aux hommes qu’ils ne seront pas sanctionnés pour leurs méfaits. Ils pensent pouvoir échapper à la punition en dissimulant les faits ; aussi n’hésitent-ils nullement à mentir, à calomnier, à exploiter injustement, à voler ni même à tuer. Dans les sociétés où les rangs des partisans de telles idées gonflent, l’ordre et la stabilité sont inaccessibles.
L’un des exemples les plus frappants des dommages causés par la propagande darwiniste sur l’âme humaine apparaît dans la préface du livre de Dawkins, Unweaving the Rainbow (Les mystères de l’arc en ciel) :
Un éditeur étranger de mon premier livre confessa qu’il n’avait pu dormir pendant trois nuits après l’avoir lu, si troublé fut-il par ce qu’il perçut comme un message froid, lugubre. D’autres m’ont demandé comment je parvenais à me lever le matin. Un enseignant d’un pays lointain m’écrivit sur un ton de reproche qu’un de ses élèves était venu à lui en pleurs après la lecture du même livre, parce qu’il l’avait persuadé que la vie était vide et sans but. Il lui conseilla de ne pas montrer le livre à ses amis, de crainte de les contaminer avec le même pessimisme nihiliste.166
Comme l’admet Dawkins, le pessimisme et l’absence d’objectif suggérés par le darwinisme représentent une grave menace pour la société. Il ne s’agit pas d’un message lugubre, tel que présenté par Dawkins, mais d’un mensonge lugubre qui cherche à détourner les hommes de la voie qui inspire la joie. La joie naît du fait que l’homme n’est pas solitaire, abandonné, sans amis et qu’il a un but précisé par Dieu.
En oubliant que Dieu créa les êtres humains dans un objectif précis, les sociétés sont condamnées à souffrir un délabrement moral et spirituel. La plupart des personnes qui s’adonnent à la drogue ou à l’alcool, ayant tiré un trait sur leurs vies, les personnes qui souffrent de troubles psychologiques comme la dépression et le stress ou les personnes qui commettent un suicide sont inconscientes du véritable objectif de leurs vies.
Bien qu’étant évolutionniste, Fred Coyle dit à propos de la philosophie nihiliste – selon laquelle la vie n’a pas de sens et que les êtres humains ne valent rien – émanant de L’origine des espèces :
Je suis hanté par la conviction que la philosophie nihiliste que l’opinion censément éduquée choisit d’adopter suite à la publication de L’origine des espèces engagea l’humanité dans une tendance à l’autodestruction automatique. C’est alors que commença le compte à rebours.167
Dieu créa tous les êtres humains pour Son service et insuffla en eux Sa propre âme. L’homme n’est pas une entité issue du hasard et de substances inanimées, mais une entité créée par Dieu Tout-Puissant à qui Il donna la raison et la conscience ainsi que toutes sortes de bienfaits. Les êtres humains ont la mission la plus précieuse qui soit : satisfaire Dieu Tout-Puissant, Qui les créa, les fit naître de rien et leur accorda une âme et une conscience. A tout moment dans nos vies, nous devrions obéir aux commandements divins avec le plus grand soin et le plus grand enthousiasme, dans l’espoir de gagner Sa clémence et le paradis éternel en retour. La véritable vie d’une personne se déroule dans l’au-delà, qui commencera après la mort. Dans notre monde, la personne doit vivre de sorte à atteindre le paradis.
Dieu révèle dans le Coran que les êtres humains ne sont pas libres de toutes contraintes :

L'homme pense-t-il qu'on le laissera sans obligation à observer ? (Sourate al-Qiyamah, 36)

Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but, et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ? (Sourate al-Muminune, 115)

“L’homme est une espèce animale” :
mensonge du darwinisme social
Ceux qui se sont laissés tromper par cette affirmation irrationnelle prétendent que tous les attributs de l’homme ont été hérités de ses soi-disant ancêtres animaux. Une telle déclaration peut avoir des effets dangereux sur le regard d’une personne sur elle-même ou sur les autres. Si l’on considère les autres comme des animaux, on ne tiendra pas compte de leurs idées et on n’accordera que peu de valeur à leurs vies. Leurs morts en l’occurrence n’auront pas plus d’importance que celle d’un chat ou d’un chien. On n’éprouvera pas non plus de malaise devant une personne dans le besoin, puisqu’il s’agit d’un animal. Les animaux n’évoluent-ils pas à travers le conflit et la concurrence ? Une vision aussi effrayante exclut tout sentiment d’amour et de respect entre les hommes. C’est pourquoi ceux qui sont trompés par le darwinisme ne doivent pas ignorer ce que ce mensonge leur coûtera.
George Gaylord Simpson dit à propos de la conception des êtres humains par le darwinisme :
Dans le monde de Darwin, l’homme n’a pas d’autre statut particulier que celui de sa définition en tant qu’espèce animale distincte. Il est dans le sens le plus complet, une partie de la nature et ne s’en distingue pas. Il est apparenté, au sens littéral du mot, à tous les êtres vivants, que ce soit une amibe, un cestode, une puce, une algue, un chêne ou un singe – même si les degrés de relation sont différents… ”168
Or, ce point de vue est non-scientifique, irrationnel et illogique. Les hommes et les animaux sont des entités entièrement différentes créées par Dieu. Les animaux agissent en fonction de leurs instincts et manquent de raisonnement. En revanche, l’être humain est une entité capable de juger et de raisonner. Ceux qui défendent que l’homme est une espèce animale tentent d’appliquer la loi de la jungle aux sociétés humaines, ce qui aboutira à un chaos terrible et à la destruction de la paix et du bien-être.
Darwin exprimait son opinion dans l’une de ses lettres, se demandant si les idées des êtres humains pouvaient avoir une valeur dans la mesure où ils descendaient des animaux :
Dans mon esprit le doute horrible se lève toujours quant à savoir si les convictions de l’esprit de l’homme, qui s’est développé de l’esprit d’animaux inférieurs, ont une quelconque valeur et si elles sont fiables. Ferait-on confiance aux convictions d’un singe, s’il existait des convictions dans un tel esprit ?169
Ces mots de Darwin résument impeccablement la vision terrifiante que les darwinistes ont de l’humanité. Cette grave erreur réussit à envahir une grande partie du monde occidental. L’idée que les êtres humains sont des animaux reste, par ailleurs, très répandue dans de nombreux pays aujourd’hui, et même dans les manuels scolaires comme Biology : Visualizing Life (Biologie : visualiser la vie) publié en 1994 qui affirme :
Vous êtes un animal et partagez un héritage commun avec les vers de terre, les dinosaures, les papillons et les étoiles de mer.170
Benjamin Wilker, conférencier universitaire en science et en théologie et auteur de Moral Darwinism : How we became Hedonists (Le darwinisme moral : comment nous sommes devenus hédonistes), explique comment après Darwin, un énorme revirement dans la manière de percevoir l’homme s’est opéré. Il décrit comment l’erreur consistant à assimiler l’homme à un animal s’est répandue, ignorant leurs différences :
… La plupart si ce n’est toute la morale traditionnelle est basée sur l’hypothèse que les hommes sont une espèce distincte. Ainsi, la prohibition du meurtre est définie en termes de nature humaine. Ne pas tuer ! Ne pas tuer quoi ? Les aphides ? Les fourmiliers ? Les orangs-outans ? Non, ne pas tuer un autre être humain innocent. Avec le darwinisme toutefois, cette distinction d’espèces entre les êtres humains et les autres animaux est complètement floue. Il n’y a plus de ligne morale à tracer parce que la ligne des espèces a été effacée.
Les darwinistes comme Richard Dawkins et Peter Singer comprennent cela parfaitement. … Une fois que nous nous voyons comme un animal de plus dans le spectre évolutionnaire, alors nous devons soit affirmer que notre morale s’applique à tous les êtres vivants, soit nier que notre morale a la moindre base. Généralement les darwinistes fournissent une sorte de mélange incohérent des deux. Ils traitent certains animaux comme s’ils avaient le même statut moral que les êtres humains et ils traitent les êtres humains à certains égards comme s’ils étaient un simple animal. D’une part, ils défendront les droits des animaux ; d’autre part, ils affirmeront que les êtres humains difformes, vieux ou infirmes devraient être éliminés, par compassion, comme nous en témoignons à nos animaux domestiques.171
Les évolutionnistes s’attachent à représenter l’homme comme un animal afin d’éradiquer toute valeur morale. Si l’homme était un animal, comme voudrait nous le faire croire le darwinisme, alors le concept même de morale n’aurait aucune importance. Les dommages que cela infligerait à la société sont au-delà de toute imagination. C’est pourquoi l’humanité entière doit se tenir sur ses gardes contre le darwinisme et ses mensonges scientifiques.
En assimilant l’homme à un animal, le darwinisme tente également d’imposer l’idée que le comportement animal et le comportement humain ne sont guère différents. Cela ouvre la voie à des attitudes indésirables telles que la violence, l’agression, l’égoïsme, la concurrence impitoyable, le viol, l’homosexualité, héritées des soi-disant ancêtres animaux de l’homme, et celles-ci deviennent des comportements naturels pour les hommes. Le scientifique évolutionniste Philip Jackson Darlington écrit par exemple :
Le premier point est que l’égoïsme et la violence sont ancrés en nous, hérités de nos ancêtres animaux les plus reculés. La violence est, par conséquent, naturelle chez l’homme, un produit de l’évolution.172
Toutes sortes de crimes deviennent donc normaux et justifiés. Il est même suggéré de les laisser impunis. Dans Ever Since Darwin, Stephen Jay Gould affirme que ce fut l’expert italien en criminologie, le professeur Cesare Lombroso qui initia l’idée :
Les théories biologiques de la criminalité étaient à peine nouvelles, mais Lombroso donna à l’argument une nouvelle tournure évolutionniste. Les criminels nés ne sont pas dérangés ni malades ; ils sont littéralement renvoyés à une étape évolutionniste précédente. Les caractères héréditaires de nos ancêtres primitifs simiesques restent dans notre répertoire génétique. Quelques hommes infortunés sont nés avec un nombre important inhabituel de ces caractères ancestraux. Leur comportement a pu être approprié chez les sociétés sauvages du passé ; aujourd’hui nous les taxons de criminels. Nous pouvons avoir pitié du criminel né car il ne peut se retenir… 173
Comme l’indique la description de l’idée de Lombroso, le fait de perpétrer un crime dépasserait la volonté libre, dans la mesure où il s’agit d’un héritage des prétendus ancêtres animaux de l’homme. Cette déclaration est totalement irréaliste. Dieu créa tous les êtres humains avec des ego inférieurs les incitant constamment au mal, mais Dieu nous a pourvus également d’une conscience nous protégeant contre ces incitations et nous permettant d’éviter le mal et de faire le bien. C’est précisément ce que révèle ce verset :

Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. (Sourate ach-Chams, 7-10)

Tous les êtres humains sont donc conscients du bien ou du mal de leurs actes, et la correction de leurs comportements. Chacun est responsable d’éviter le mal et d’accomplir le bien. Les personnes qui feront de bonnes œuvres recevront la meilleure récompense, tout comme ceux qui se laisseront aller au mal seront inévitablement châtiés. La théorie de l’évolution, justifiant toutes les formes de crimes et d’immoralités, conduit les hommes au désastre, à la fois dans ce monde et le suivant.
Contrairement aux animaux, l’être humain possède une âme qui lui a été insufflée par Dieu. Il dispose également d’une raison, d’un libre arbitre, d’une conscience, d’un bon sens et de la capacité de jugement entre le bien et le mal. Les hommes sont, par conséquent, capables de prendre des décisions et de juger, de donner une punition ou une récompense, d’apprendre de leurs expériences. En tout cela, ils sont éprouvés par Dieu. Aucune de ces aptitudes ne se retrouve chez les autres êtres vivants. Toutes ces caractéristiques font, en effet, partie de l’âme humaine.
Ceci étant, toute personne sensée doit reconnaître cette vérité et mener une vie honorable, en paix avec sa bonne conscience.

“La lutte pour l’existence” appauvrit la morale
Deux expressions comme “la lutte pour l’existence” et “la survie du plus apte” traduisent l’essence trompeuse du darwinisme. D’après les évolutionnistes, la vie est une sphère de conflit et de concurrence pour tous les êtres vivants, y compris l’homme. Dans un tel monde, les manifestations morales telles que l’amour, le respect, la coopération ou l’altruisme n’ont pas leur place.
Dans La filiation de l’homme, Charles Darwin écrivait que l’humanité avait atteint sa position à travers la lutte. Elle devait poursuivre sa lutte sans qu’aucune loi ne vienne empêcher ce processus ; tout ceci dans le but de progresser :
L’homme, comme tout autre animal, a sans nul doute progressé jusqu'à sa haute condition actuelle grâce à une lutte pour l’existence qui est la conséquence de sa multiplication rapide ; et s’il doit s’élever encore plus, il est à craindre qu’il ne doive rester soumis à une lutte sévère. Autrement il sombrerait dans l’indolence, et les hommes les mieux doués ne réussiraient pas mieux dans le combat de la vie que ceux qui le sont moins. Par conséquent, notre taux naturel de croissance, même s’il conduit à de nombreux et évidents malheurs, ne doit d’aucune manière être grandement diminué. Il devrait y avoir compétition ouverte pour tous les hommes… 174
Dans le monde obscur imposé par le darwinisme, l’important est de consacrer sa vie à la lutte. Pourtant, ce principe n’a aucune valeur scientifique, sans compter qu’il est incompatible avec la raison et la logique. Une fois de telles suggestions dangereuses mises en application, l’honnêteté et l’héroïsme, la fidélité et le dévouement sont remplacées par l’hypocrisie et l’égoïsme, la mendicité et l’infidélité. Dans ce cadre-là, ceux qui font preuve de ces caractéristiques négatives sont les vainqueurs. Les fondements sur lesquels le darwinisme repose sa vision du monde et sa morale déformées sont fréquemment mentionnés par les évolutionnistes, afin d’influencer les hommes.
Dans un article portant le titre de “The Centre of Life” (Le centre de la vie), Lorraine Lee Larison Cudmore, docteur en biologie, reconnaît ouvertement que dans le contexte évolutionniste, la compassion et la pitié n’ont pas de place :
L’évolution est dure, on ne peut y échapper… Il n’y a simplement pas de place pour la compassion et la courtoisie. Trop d’organismes sont nés, donc un grand nombre devra mourir. La seule chose qui importe est de savoir si vous laissez plus d’enfants portant vos gènes que la personne d’à côté.175
Comme le racisme, le capitalisme sauvage et l’eugénisme examinés précédemment dans ce livre, les idées perverses et les pratiques dangereuses renforcées par le darwinisme sont les résultats d’erreurs et de mensonges à propos de la lutte du plus fort pour la survie. Le fait est, cependant, que la vie n’est pas une sphère de lutte. Le seul combat des êtres humains doit être mené contre leur moi inférieur. En luttant contre les maux de sa propre nature et de son environnement, l’homme doit chercher à mettre en valeur des qualités d’amour, de compassion, de paix, de sécurité, de respect et de fidélité. C’est une condition des valeurs morales aimées de Dieu et accordées par Lui à Ses serviteurs.

Le darwinisme social n’accorde
aucune valeur à la vie humaine
Lorsque le dogme de la “lutte pour l’existence” et ses corollaires sont mis en pratique, la vie humaine perd toute sa valeur. Tuer des hommes pour n’importe quelle raison, les laisser mourir de faim, provoquer la guerre, commettre des massacres, perpétrer des actes de terrorisme et exterminer des hommes parce qu’ils sont handicapés mentaux ou physiques ou qu’ils sont d’une race différente deviennent tout à fait “légitime”.
Le professeur américain E. A. Ross est en phase avec cette mentalité dangereuse dépréciant la valeur de l’homme. D’après ce darwiniste social : “Le culte chrétien de la charité comme moyen de grâce a formé un abri sous lequel des idiots et des crétins ont grimpé et se sont multipliés.” Encore selon Ross : “L’état rassemble les sourds-muets sous son bras protecteur, et une race de sourds-muets est en voie de formation.” Dans la mesure où ces éléments obstruent le développement évolutionniste naturel, il déclara que le moyen le plus rapide d’améliorer ce monde consistait à abandonner ces individus à eux-mêmes afin qu’ils soient éliminés par la sélection naturelle.176
Quelle cruelle opinion ! L’homme n’est-il pas doté d’une conscience qui lui commande de protéger le faible, le laissé pour compte et le pauvre ? Si l’homme perd cette capacité à penser comme un être humain, il se trouvera alors dans une position inférieure à celle des animaux, étant donné que les animaux font preuve d’une grande solidarité et d’une grande coopération.
Ross n’est pas le seul darwiniste social à déprécier la vie humaine. L’évolutionniste Peter Singer, professeur de bioéthiques à l’Université de Princeton, partage ses idées terrifiantes et va encore plus loin en affirmant que les hommes avec de graves handicaps physiques ne sont pas dignes de vivre. Il exprima sa cruelle opinion en ces termes :
Si nous comparons un enfant humain gravement handicapé avec … un chien ou un cochon, par exemple, nous trouverons souvent que les non-humains ont des capacités supérieures… Seule son appartenance à l’espèce des homo sapiens fait que cet enfant défectueux soit traité différemment d’un chien ou d’un cochon. Cependant l’espèce seule n’est pas importante moralement … 177
Singer alla jusqu’à suggérer que les handicapés mentaux puissent être tués au cours d’expériences scientifiques ou même à des fins alimentaires ! Voici les mots exacts employés par Singer :
Les défectueux mentaux n’ont pas un droit à la vie, et peuvent par conséquent être tués pour s’en nourrir – si nous venions à développer un goût pour la chair humaine – ou à des fins d’expérimentation scientifiques. 178
La logique darwiniste peut défendre une attitude aussi sauvage et aussi révoltante. Joseph Fletcher, ancien président de Right to Die Society (La société du droit à mourir) a la même approche des handicapés mentaux :
Les humains sans un minimum d’intelligence ou de capacités mentales ne sont pas des personnes, quel que soit le nombre de leurs organes actifs, quelle que soit la spontanéité de leurs processus vivants … [Les idiots] ne sont pas, n’ont jamais été et ne seront jamais à aucun degré responsables. C’est-à-dire que les idiots ne sont pas humains.179
Le meurtre de nouveaux-nés est une autre pratique excusée par le darwinisme. Si prendre soin d’un nouveau-né pose une difficulté à ses parents qui les ralentira dans leur lutte pour l’existence, alors en termes évolutionnistes, le bébé doit être tué. Darwin prétendait qu’on observait souvent des animaux tuer leurs nouveau-nés, ce qui constituait un facteur important dans le contrôle de la population. Dans un article du magazine Science, l’évolutionniste Barbara Burke écrit :
Parmi certaines espèces animales, alors l’infanticide apparaît comme une pratique naturelle. Serait-ce naturel chez l’homme aussi, un trait hérité de nos ancêtres primates ? … Charles Darwin remarquait dans La filiation de l’homme que l’infanticide a été “probablement le plus important de tous les freins” de la croissance de la population à travers l’histoire humaine.180
Les darwinistes comme Haeckel encourageaient le suicide à ceux qui estimaient que la vie était insupportable. Pourtant, Dieu établit clairement que mettre un terme à sa vie représente un péché.
Toutes ces pratiques et croyances sauvages (eugénisme, racisme, euthanasie) montrent à quel point le darwinisme est une idéologie qui n’accorde pas de valeur à la vie humaine, sans compter qu’il s’agit uniquement de mythes dépourvus de base scientifique.
Le fait est que la vie d’un seul être humain est très importante. Dans le cadre des valeurs morales coraniques, les hommes jugent à leur juste valeur les autres. Ils connaissent la valeur humaine et n’hésitent pas à se sacrifier pour elle. Le croyant donnera à manger, même si lui-même a faim :

Ils offrent la nourriture, malgré leur amour, au pauvre, à l'orphelin et au prisonnier. (Sourate al-Insan, 8)

Les musulmans ont la responsabilité de protéger et d’aider les pauvres, les orphelins, les femmes et les hommes désemparés, les enfants et les personnes âgées. Dieu ordonna, par exemple, dans un verset de ne pas dire “fi” à ses parents (Sourate al-Isra, 23) et de toujours “exprimer les meilleures paroles” (Sourate al-Isra, 53). Dans un autre verset, Dieu révèle : “… quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes…” (Sourate al-Maidah, 32)
Il est manifestement vrai qu’une société où tout le monde estime l’homme à sa juste valeur (un être doté d’un esprit et d’une conscience) sera bercée par la paix, la sécurité, l’amour et le respect.

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